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Malaisie - Penang


de PMP, 17-11-2005

Partie 6 (Penang et retour a Bangkok)


13 novembre 2005

Je suis sur l’île de Penang, dans la ville de Georgetown, toujours en Malaisie. Aujourd’hui, j’ai décidé d’aller voir un temple bouddhiste, le Kek Lok Si Temple, sur une colline surplombant la ville. Ce temple est le plus gros temple bouddhiste en Malaisie. Je me suis rendu en autobus pour 1,20 RM (0,37$ Can) et arrivé sur place, et comme j’avais une faim de loup, je me suis arrêté devant une dame faisant frire des aliments dans un immense wok. J’ai commandé un riz frit avec des petits morceaux de porcs et des légumes. Ce plat était tout simplement succulent. Ensuite, je suis monté dans un petit funiculaire afin d’avoir une vue d’ensemble de la ville et également, pour voir ce fameux petit temple bouddhiste situé au sommet de la colline. Je dis souvent que je ne passe pas inaperçu en Asie car des roux il n’y en a pas des tonnes.

Évidemment, cela a ses avantages et ses inconvénients. En cet après-midi ensoleillé et chaud, j’ai été très populaire auprès de jeunes étudiantes de la Malaisie. Ces filles qui visitaient le temple voulaient m’ont demandé à plusieurs reprises de les rejoindre pour pouvoir être pris en photos à côté de moi. J’ai évidemment accepté car cela était demandé si gentiment. Ça m’a permis de faire connaissance avec ces nombreuses étudiantes, chose que je n’avais pas encore vraiment eu la chance de faire jusqu’à maintenant. J’ai même reçu des oranges et des pommes comme remerciement pour mon dévouement. Après ces séances de photos très agréables, je me suis arrêté pour une deuxième fois à la table de la dame qui m’avait fait un bon riz frit. Je me laisserai tenter pour une deuxième fois pour le même plat dégusté quelques heures auparavant. Le retour à Georgetown se fera en fin d’après-midi. Je souperai avec des gens rencontrés quelques jours auparavant à Tanah Rata, dans un restaurant de cuisine indienne.

14 novembre 2005

En matinée, je me rends acheter mon billet de train pour un retour à Bangkok, en Thailande. J’achète mon billet, le paie et je constate que mon départ par train est prévu pour 14:00. Comme je ferme la porte du bureau de l’agente qui m’a vendu le billet, son téléphone sonne et la dame me fait de grands signes à travers la fenêtre de son bureau. Elle m’indique alors que le train est annulé et remis au lendemain. Elle me changera mon billet pour le lendemain sans aucun problème. Comme je n’avais pas prévu cette journée supplémentaire à Penang, je lirai les nouvelles sur le Net pour le reste de la matinée et je ferai un peu de lecture dans l’après-midi.

Personnellement, j’ai bien aimé la ville de Georgetown et l’île de Penang, alors que certains touristes n’apprécient pas du tout la ville. J’ai bien aimé l’animation et le quartier indien de la ville et la bouffe indienne. En soirée, je me rends à une concession de petits restaurants sur le bord de la mer. Comme les restaurateurs n’étaient pas encore prêts à accepter des clients, car il était encore tôt (18:00), je m’assois, je relaxe et regarde les restaurateurs préparer leurs kiosques de nourriture. Je contemplerai aussi la mer et le soleil se coucher au loin sur la mer...

Une fois le soleil couché, un pakistanais s’amène à mes côtés et commence à me parler de tout et de rien. Les gens que l’on rencontre sont souvent très curieux et celui-ci ne faisait pas exception. En Asie et ailleurs dans le monde, de nombreuses personnes sont curieuses de savoir d’où on vient, ce qu’on fait, si on est marié, etc… Ce sera une conversation très intéressante car le pakistanais en question travaillait pour une organisation humanitaire. Celui-ci aidait et donnait des secours après le terrible tremblement de terre ayant eu lieu au Pakistan en 2005. Il était en vacances en Malaisie avec un de ses amis, mais ce dernier ne maîtrisait pas vraiment la langue de Shakespeare. Ça fait toujours plaisir de rencontrer des gens, par hasard et qui n’ont rien à nous vendre, et d’apprendre à connaître comment les gens vivent ailleurs. Le pakistanais avec qui j’ai parlé une bonne heure, de 45 ans, venait d’Islamabad, et était très sympathique. L’autre personne, un jeune d’à peu près mon âge, était originaire de la ville de Peschawar, tout près de la frontière afghane.

La veille, j’avais rencontré sur un bateau un malais qui me voyait manger la chair d’une noix de coco. Celui-ci est venu me voir et m’a vanté les bienfaits de la noix de coco sur les dents, pour une bonne vingtaine de minutes, soit la durée de la traversée en bateau. Disons que j’en sais un peu plus sur la noix de coco, surtout venant d’un malais qui n’avait pas vraiment l’image pour donner des leçons sur l’hygiène des dents, car ses dents n’étaient pas très belles. Comme je voyage seul, les gens sont très curieux et ne sont pas intimidés à venir parler avec moi, contrairement à des gens voyageant à deux ou trois personnes.

15 novembre 2005

Je prépare mon sac à dos pour mon départ en train. Je me présente à la gare mais malheureusement, j’apprends que le train est annulé pour une deuxième journée consécutive. Quel Malheur! Je décide de tenter ma chance et je prends le traversier pour voir s’il n’y a pas d’autobus qui parte de Butterworth (qui est sur la terre ferme et non sur l’île de Penang) et qui vont jusqu’à la frontière de la Thaïlande. Ma chance n’était pas au rendez-vous car je n’ai pas pu trouver d’autobus. Á ce qu’il parait, il y a plusieurs terminus d’autobus pour la région et je n’étais pas au bon endroit. Mais, j’aurai au moins fait la connaissance d’un étudiant malais sur le bateau qui m’avait invité à prendre un café. Comme j’étais pressé, j’ai décliné l’invitation avec regret car je pensais être en mesure de trouver un autobus allant en Thaïlande. Je reprends le traversier, bredouille, et je décide de retourner à l’hôtel où je suis demeuré les journées précédentes, tout en espérant qu’il reste encore une chambre pour moi.

En réalité, j’espère que la chambre que j’ai occupé pendant mon séjour n’a pas encore trouvé preneur. J’arrive à l’hôtel et les employés seront aussi accueillants que les deux journées précédentes, passées à cet endroit. Un des employé à même réussi à me trouver une place dans un mini-autobus partant pour la ville de Hat-Yai, pour un retour en Thaïlande. Après un trajet de quatre heures sans histoire et le passage de la frontière, je retourne au Cathy Guest House dans la ville de Hat-Yai, où j’aurai une très grande chambre et un immense lit pour 200 B (5,88$).

Quelques mots sur la Malaisie

C’est un pays très vert en terme de végétation où il est assez facile de voyager car l’anglais est compris presque partout. Côté dépaysement, c’est très différent du Canada et évidemment, exotique, mais en même temps, pas tant que ça car c’est probablement le pays le plus développé de l’Asie du Sud-Est (après Singapour). La majorité des malais vivent bien et la pauvreté ne se fait pas vraiment sentir, á l’exception des grandes villes comme Kuala Lampur. Je sais que je vais voir beaucoup plus de pauvreté dans les prochains mois. Bref, un bon pays pour une première incursion en Asie, tout comme la Thaïlande. La seule ville de la Malaisie qui m’a déçue est Kuala Lampur que je n’ai pas vraiment apprécié, mais c’est aussi vrai qu’il pleuvait lors de mon passage dans cette ville et cela a affecté ma perception de la ville.

16 novembre 2005

Je me lève à 4:30 du matin et je cherche un taxi pour me rendre à la station d’autobus. J’avais espoir d’être à Bangkok en soirée. Je me rendrai à la station d’autobus en moto, assis à l’arrière du conducteur en tenant fermement mon gros sac à dos sur mes épaules. Afin, me revoilà dans l’action et l’univers des motos, comme en Indonésie lors d’un voyage de trois semaines en 2003. Ça me manquait... À la station d’autobus, je prendrai un petit déjeuner composé d’une soupe de riz malgré l’heure matinale. Me voilà à manger à l’asiatique après seulement un mois en Asie. Je crois que je m’adapte très bien à ce continent.

Je me suis finalement trouvé une place dans un autobus pour un départ à 7:30. Avoir su, j’aurais pu dormir une heure de plus car j’ai eu presque deux heures d’attente avant le départ. J’arriverai à Bangkok sur le coup de 20:00, après plus de douze heures de transport. Ces douze heures de trajet se sont bien passées car l’autobus était très confortable et j’avais également l’air climatisé. Mais, heureusement, l’air climatisé n’était pas aussi froid et glacial que dans les autobus en Malaisie. C’est drôle, mais en Malaisie, je crois que les chauffeurs d’autobus pensent que les passagers sont de la crème glacée et que si l’air climatisé n’est pas assez forte, les passagers vont fondre… La première fois que j’ai pris l’autobus pour un long trajet en Malaisie, j’ai eu des frissons pendant une bonne partie du voyage tellement il faisait froid. Après et avec l’expérience, je m’amenais une veste, juste au cas où il ferait froid. Rendu à Bangkok, je me trouverai un petit hôtel, le Sawasdee Inn sur la rue Rambutti, pour 280 B (8,24$), incluant la télévision par satellite ayant comme canaux la BBC, MTV, ESPN (pour le soccer) et plusieurs postes thaïlandais.

17 novembre 2005

Je me lève tard et je me rends dans une agence de voyage (Poona Travel) pour avoir des renseignements sur différents visas à obtenir pour mes prochaines destinations. C’est alors que je fais la connaissance d’une québécoise revenant de certains pays qui sont sur mon itinéraire. Je revois également, par hasard, deux américains rencontrés trois semaines plus tôt à Bangkok. J’irai déjeuner vers 13:00 avec Caroline, la québécoise, qui me donnera de précieux conseils sur différents pays qu’elle a visité. Comme j’avais l’intention de me rendre au Népal, elle me confirmera que le pays est sécuritaire malgré l’insurrection maoïste des dernières années. En fin d’après-midi, je me rends sur le bord de la rivière qui est à proximité du quartier de Bamglaphu. Je prendrai un bateau-taxi et je naviguerai sur la rivière Chao Praya, la rivière principale qui coupe la ville de Bangkok en deux parties. Voir la ville de Bangkok à partir d’un cours d’eau sera une très belle expérience, d’autant plus que la vue était très belle.

18 novembre 2005

En matinée, je prépare mon sac à dos après avoir reçu mes vêtements de la buanderie, où j’ai fais laver mes chandails et mes pantalons. Dans de nombreux pays en Asie, on peut donner nos vêtements à la buanderie et quelques heures plus tard, tout est propre. Ceci me permet également de voyager avec peu de linge, car je le fais laver fréquemment ou encore, je le lave par moi-même. Au milieu de l’avant-midi, je pars visiter le fameux temple bouddhiste de Bangkok, le Wat Phra Kaew, et son bouddha d’or (ou d’émeraude selon certains). Je verrai aussi Le Grand Palais de Bangkok parmi des milliers de touristes qui avaient eu la même idée que moi cette journée-là. Il y avait un peu trop de monde à mon goût lors de ma visite, mais j’apprécierai quand même ma visite de ce passage obligé à Bangkok. Les temples de ce site religieux sont impressionnants à voir de par la richesse des lieux et la ferveur religieuse présente sur le site.

Après la découverte de ce site, je me fais couper les cheveux et tout se passera très bien, car c’est parfois du sport de se faire couper les cheveux dans un pays étranger. Mais, cette fois-ci, tout ira bien malgré le problème de la langue...

En fin d’après-midi, je prends l’autobus local afin de me rendre à l’aéroport de Bangkok, après avoir demandé à l’information touristique comment m’y rendre de la façon la plus économique possible. Le seul détail que j’avais oublié c’est que c’était un vendredi. J’ai alors constaté très rapidement l’importance de l’heure de pointe et la grosseur des embouteillages à Bangkok. Comme je devais me présenter deux heures avant le départ de mon vol prévu à 19:45 (le trajet jusqu’à l’aéroport prend habituellement 45 minutes quand tout va bien), je me suis dit que 120 minutes pour me rendre à l’aéroport serait amplement suffisant et que dans le pire des cas, je disposais d’une marge de manœuvre (je pensais être à l’aéroport au plus tard vers 18:00). Je monte dans l’autobus à 16:00, mais après avoir payé et 20 minutes plus tard, je réalise que l’autobus n’a pas bougé d’un centimètre. Je constate que je suis alors dans un bouchon de circulation monstre… Rien n’avance devant ou derrière. Tout le monde klaxonne pour dire à l’autre véhicule d’avancer mais ça ne donne rien, sinon de faire du bruit pour rien!

Après ces 20 minutes d’attente, l’autobus avance finalement mais s’arrête après seulement 300 mètres. Après un autre 20 minutes immobiles, l’autobus repart mais celui-ci s’arrête à chaque coin de rue, pour prendre des usagers ou, quand ce n’est pas en raison du bouchon de circulation qui empêche l’autobus d’avancer. Après plus de deux heures de ce manège où j’ignore quelle est la distance qu’il me reste à parcourir pour arriver à l’aéroport, je commence à me poser de sérieuses questions si je vais pouvoir arriver à temps à l’aéroport. Comme mon vol est à 19:45, ma marge de manœuvre rapetisse. Normalement, le trajet prend habituellement une quarantaine de minutes quand il n’y a pas de circulation... Je décide d’aller voir le chauffeur et je réussis à me faire comprendre un peu (car je ne parle pas thaïlandais), le chauffeur me dit que j’aurais dû prendre un autre autobus qui fait moins d’arrêt et qui est plus rapide. Il me conseille alors de descendre de l’autobus et de tenter de prendre l’autre autobus en question car je suis seulement à mi-chemin entre mon point de départ et l’aéroport. À la sortie de l’autobus, je réfléchis pendant deux minutes à un moyen pour me rendre à destination car je ne vois pas du tout l’autobus en question.

C’est alors que je vois un jeune avec une moto s’arrêter à mes côtés. Il me demande où je veux aller car j’avais mon sac à dos avec moi. Je lui dis à l’aéroport. Après des négociations sur le prix (je n’allais quand même pas payer n’importe quel prix même si je commençais maintenant à stresser par rapport à mon avion), nous nous sommes entendus sur un prix. Il me dit que ça prendra une trentaine de minutes pour me rendre à destination. Ensemble, nous roulerons entre les autos, camions, motos et autobus sous une légère pluie où j’ai eu l’impression à plusieurs reprises qu’il n’y avait pas assez d’espace entre les autobus et les camions pour se faufiler. Je monterai à l’arrière de la moto avec mon sac à dos sur les épaules qui était assez lourd. Nous zigzaguerons entre les autos (car le bouchon de circulation était encore présent mais la moto, elle, pouvait passer entre les véhicules) et je marmonnerai, à l’intérieur de moi-même que j’aurai dû partir plus tôt.

Finalement, j’arriverai à l’aéroport à 18:55, moins d’une heure avant mon vol. Si j’étais resté dans l’autobus, j’aurais manqué mon avion c’est certain. Même en terminant mon chemin à moto, il ne me restait pas beaucoup de temps car il faut enregistrer les bagages, passer les douanes, la sécurité, montrer sa carte d’embarquement, etc… Pour mon plus grand bonheur, j’apprends que mon vol est retardé de plus de deux heures. La compagnie avec laquelle je voyageais, Royal Nepal Airlines, a très mauvaise réputation sur la fiabilité de son horaire. J’aurais misé de l’argent qu’il y aurait du retard mais un jour de malchance, l’avion aurait pu être à l’heure. Le trajet en avion se passera bien avec un trajet de trois heures. En tenant compte du décalage horaire, j’arriverai à Kathmandou vers une heure du matin (1:00 am).



















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